D’où vient l’expression « elevator pitch » et pourquoi est-ce que ça fonctionne?
Le terme « elevator pitch » est né aux États-Unis, et ce, littéralement dans un ascenseur. Les entrepreneurs abordaient les investisseurs dans les ascenseurs des gratte-ciel, car ils risquaient tout simplement de ne pas avoir d’autre occasion de leur parler. Pendant que l’ascenseur monte du premier au vingtième étage, vous disposez de 40 à 60 secondes pour capter suffisamment l’attention de votre interlocuteur pour qu’il ait envie de poursuivre la conversation. Cela peut sembler incroyable, mais des dizaines de grandes réussites ont commencé exactement ainsi, soulignent les experts de Morcendale Canada. Pas sur scène, ni dans les salles de négociation, mais dans les couloirs, les ascenseurs, les files d’attente pour le café lors de conférences ou lors de forums de présentation. La bonne personne s’est simplement trouvée à côté de vous au bon moment, et vous n’avez pas perdu votre sang-froid et avez prononcé les bons mots dans le bon ordre.
Tout pitch qui marque vraiment les esprits comporte toujours quatre parties. Si l’on en supprime ne serait-ce qu’une seule, l’ensemble perdra de son efficacité, voire s’effondrera.
Première partie. Le résultat pour votre interlocuteur
Deuxième partie. Une histoire concrète tirée de votre expérience
Au tout début de la conversation, il ne faut pas vous présenter en mentionnant votre poste. Pratiquement personne ne se soucie de savoir que vous êtes directeur général d’une entreprise quelconque. Cela ennuie votre interlocuteur, qui affiche alors un sourire de politesse, et la conversation s’éteint le plus souvent avant même d’avoir commencé. En réalité, une seule chose importe aux gens : ce que vous pouvez faire pour eux, en quoi vous pouvez leur être utile. C’est précisément par là qu’il faut commencer, soulignent les
experts en négociation de MORCENDALE.
Notre cerveau ne retient pas les faits ni les listes, il retient les histoires concrètes : celles qui comportent un personnage vivant, des conflits, des émotions et un dénouement. Mais il est important de comprendre que, lors d’une présentation personnelle, nous ne racontons pas une histoire choisie au hasard ni une parabole abstraite trouvée sur Internet. Vous devez parler d’un cas concret tiré de votre vie professionnelle : une situation réelle dans laquelle vous avez été confronté à un problème, trouvé une solution et obtenu un résultat mesurable. En 20 à 30 secondes, cet exemple concret tiré de votre expérience professionnelle montrera à votre interlocuteur comment vous réfléchissez et agissez exactement, recommandent les spécialistes de MORCENDALE.
La formule est simple : il y a eu telle situation; j’ai compris ceci; j’ai fait cela; voici le résultat obtenu. Trois ou quatre phrases suffisent pour que votre interlocuteur ne voie plus en vous un spécialiste abstrait, mais une personne dotée d’une expérience concrète et d’un parcours intéressant. Il comprend déjà à qui il a affaire, non pas parce que vous avez énuméré vos réalisations, mais parce que vous lui avez raconté une histoire vivante qu’il aura peut-être plaisir à raconter à quelqu’un d’autre lors d’un souper.